Un comité non partisan fait campagne pour le financement des médias

En vue du probable vote par référendum sur le paquet de promotion des médias adopté par le Parlement, un comité non partisan du Oui a été formé. Elle comprend l'Association suisse des éditeurs de médias ainsi que des parlementaires de tous les groupes parlementaires, à l'exception de l'UDC.

Le paquet média temporaire est nécessaire pour renforcer les reportages pertinents pour la démocratie et la diversité régionale, a annoncé vendredi la commission "Liberté d'expression". Les entreprises de médias sont confrontées à d'"énormes" défis face à la baisse des revenus et à la pression des sociétés Internet mondiales. En outre, des médias sociaux sans normes journalistiques influenceraient la diffusion des informations et des opinions.

"Les médias privés suisses apportent une contribution indispensable à la fourniture de base des médias dans notre démocratie directe suisse", indique la déclaration. Ce service doit être assuré "de toute urgence" à l'avenir.

120 millions de plus

Selon les résolutions adoptées par le Parlement lors de la session d'été, les médias suisses bénéficieront d'un financement direct et indirect de 120 millions de francs supplémentaires sur sept ans. Les médias imprimés, la presse des membres et des fondations, les médias en ligne, la formation aux médias et les agences de presse telles que Keystone-SDA en bénéficieront. Selon la commission, plus de cent maisons d'édition, institutions et autres organisations pourraient être soutenues.

Un comité appelé "Non aux médias financés par l'État" a recueilli des signatures contre le projet de loi. Selon les informations fournies par le comité mardi, les 50 000 signatures nécessaires pour un référendum ont été collectées, un mois avant la fin de la période de collecte. Cela signifie que le peuple pourra probablement se prononcer sur le financement des médias en février.

Les opposants, composés d'éditeurs, d'entrepreneurs, de professionnels des médias et de 72 membres du Parlement, critiquent les "subventions inutiles et nuisibles". Si l'État achetait les médias, ils deviendraient des médias d'État, affirme la commission. "Ce serait la fin du paysage médiatique libre et indépendant en Suisse, car on ne mord pas la main qui vous nourrit." (SDA)

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