Le Conseil de la presse réprimande la Weltwoche pour sa couverture des élections américaines

Le Conseil de la presse a réprimandé la Weltwoche en rapport avec la couverture des élections américaines. La phrase "Pas même Saddam Hussein n'a falsifié aussi effrontément" n'était pas admissible parce qu'elle présentait la fraude électorale alléguée comme un fait.

Le Conseil de la presse réprimande la Weltwoche pour l'article "Stop au vol !" publié en novembre 2020. (Capture d'écran : Weltwoche.ch)

La plainte du Conseil de la presse a été déclenchée par un article du 19 novembre 2020 intitulé "Arrêtez le vol !". Dans cet article, l'auteur affirme qu'"apparemment, des masses de bulletins de vote sont apparues" et qu'ils étaient à 100 % en faveur de Joe Biden.

Un lecteur s'est adressé au Conseil de presse car la prétendue "fraude électorale" était fausse et non confirmée au moment de la publication.

Le site Weltwoche s'est défendu avec l'argument qu'il ne s'agissait pas d'une déclaration de fait. Enfin, le texte contenait le mot "apparemment". Le lectorat aurait donc pu facilement reconnaître qu'il s'agissait d'une reproduction d'allégations qui n'avaient pas été confirmées.

A cet égard, le Conseil de la presse est de la même opinion que la Commission européenne. Weltwoche. Le mot "apparemment" avait été utilisé dans le titre et dans la phrase d'introduction. Cependant, il est gêné par la phrase "Même Saddam Hussein n'a pas falsifié aussi effrontément".

Ainsi, l'allégation de fraude électorale est présentée comme un fait après tout, ce qui n'est pas admissible. Le site Weltwoche avait ainsi violé le paragraphe 3 (traitement des sources) de la "Déclaration des devoirs et des droits des journalistes". (SDA)

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