Tamedia reporte le rachat de Goldbach en raison de l'examen de Weko

Le groupe médiatique zurichois Tamedia doit continuer à faire preuve de patience dans son projet de reprise de l'entreprise de marketing médiatique Goldbach.

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En raison de l'examen en cours de la reprise par la Commission fédérale de la concurrence (Comco), l'autorisation requise pour la reprise est toujours en suspens. En vertu de la loi, le groupe de médias était donc désormais obligé de présenter une demande de prolongation du sursis, comme Tamedia l'a annoncé lundi.

Par une ordonnance du 10 août, la Commission des OPA a désormais approuvé une prolongation du report de la clôture jusqu'au 31 octobre 2018, poursuit le communiqué. Tamedia avait déjà annoncé que la clôture de la transaction serait reportée au moins à septembre ou octobre 2018. Le négoce des actions Goldbach sur la deuxième ligne de négoce va maintenant se poursuivre pour le moment.

L'offre aux actionnaires de Goldbach lancée par Tamedia en décembre dernier a été acceptée par un peu moins de 97 % des actionnaires selon le résultat final à la mi-avril. Tamedia avait offert 35,50 francs par action Goldbach, soit un total de 216 millions de francs. Il est prévu d'indemniser les actionnaires minoritaires restants après l'achèvement de la reprise sous la forme d'un règlement en espèces et de radier le groupe Goldbach de la cote.

Position dominante possible

Cependant, le Weko avait mis des bâtons dans les roues de Tamedia en ce qui concerne une prise de contrôle rapide. Dans son propre communiqué en mai, l'autorité a déclaré qu'il y avait des indications que la fusion créerait ou renforcerait une position dominante. Avec plus de 50 plateformes médiatiques et numériques, Tamedia touche une grande partie de la population suisse dans toutes les régions linguistiques et Goldbach occupe l'une des premières places dans la commercialisation des médias électroniques en Suisse.

La société de médias zurichoise a réagi avec incompréhension à l'action du Weko. Christoph Tonini, PDG de Tamedia, a critiqué la procédure de Weko en août dans une interview au portail en ligne persoenlich.com comme "non-mondaine". Alors que la Comco a passé des mois à enquêter sur l'émergence d'une position dominante sur le marché publicitaire suisse, les entreprises technologiques Google et Facebook recevaient chaque jour davantage d'argent publicitaire.

M. Tonini n'a donc pas dû se réjouir lorsque le Weko a annoncé, il y a une semaine, qu'il examinait le projet de reprise de la "Basler Zeitung" par Tamedia. Là aussi, l'autorité a indiqué qu'il pourrait en résulter une éventuelle position dominante de Tamedia sur différents marchés. (SDA)

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