Comment le commerce électronique va se poursuivre

E-COMMERCE 250 boutiques en ligne ont été passées au crible pour cette étude. Le secteur est en pleine croissance, les médias sociaux sont plus souvent utilisés et la présence mobile est également un sujet de plus en plus abordé. Mais malgré cette bonne impression, il y a un besoin de rattrapage. Pour continuer à s'imposer dans l'e-commerce, il faut penser à l'optimisation mobile et au crossmedia. Par Timo Oelerich*Ce mois-ci, le [...]

Ecommerce studie
Pour continuer à s'imposer dans le commerce électronique, il faut penser à l'optimisation mobile et au crossmedia. Par Timo Oelerich*Ce mois-ci, l'institut EHI Retail de Cologne et Statista ont publié leur étude de marché annuelle sur le commerce électronique en Autriche et en Suisse. Le résultat, peu surprenant, montre une forte croissance de l'e-commerce suisse. Sur la base d'enquêtes manuelles et de sondages directs auprès des commerçants, 250 boutiques en ligne de biens physiques et numériques ont été examinées à la loupe dans chaque pays. Les classements qui en résultent donnent une image claire de qui est en tête et à quelle distance - du moins en ce qui concerne le chiffre d'affaires, qui a augmenté de 26,5 % par rapport à 2012 pour atteindre environ 5,2 milliards de CHF. Les biens numériques sont inclus et l'accent est mis sur le B2C.Graphique : Les 20 boutiques en ligne réalisant le plus gros chiffre d'affaires en Suisse Les déclarations détaillées sur la structure du commerce électronique suisse révèlent une série de faits intéressants (base : 250 boutiques). Voici quelques exemples:- plus de 17% des boutiques vendent depuis l'étranger en Suisse (plus de protection de la patrie)- 57,2% sont également actives dans le commerce stationnaire en plus de la vente en ligne, mais seulement 24% proposent également un enlèvement par le client.- environ 27% de toutes les boutiques envoient en plus des catalogues imprimés.- environ 5,6% de toutes les boutiques utilisent des ebay.ch pour la distribution.- Amazon semble n'intéresser que modérément les commerçants en ligne suisses : seuls 14 pour cent y vendent leurs produits.L'offre optimisée pour les mobiles est également thématisée. Au total, 38 % des boutiques en ligne utilisent des pages/applications optimisées pour les smartphones et/ou les tablettes, y compris la fonction d'achat. Il en va tout autrement de l'utilisation des médias sociaux. Facebook est, comme on pouvait s'y attendre, en tête et est utilisé par un peu plus de 79% de tous les commerçants en ligne. Twitter obtient 61,2 % et Google+ à un (étonnant) 41,6%. Autre élément à caractère surprenant : YouTube est utilisé par 50 % des gérants de boutiques. Cependant, le rapport entre "Oui, nous avons un compte sur les médias sociaux" et "Oui, nous les utilisons tous les jours" n'est pas clair.ConclusionL'image globale du commerce électronique suisse laisse généralement une bonne impression, même s'il reste encore beaucoup à faire ponctuellement. Rares sont les clients qui comprennent encore aujourd'hui que l'article commandé à domicile (ou par téléphone portable) ne peut pas être retiré ou retourné au magasin sur le chemin du retour. Celui qui n'adapte pas sa structure de distribution à l'évolution du comportement d'achat de ses clients - et qui persiste à penser en termes de canaux - devrait tôt ou tard faire partie du groupe statistique dont le chiffre d'affaires se "déplace" vers la concurrence.Combien de temps le commerce électronique suisse pourra-t-il encore croître à ce rythme ?Les achats en Suisse ne sont pas plus importants que d'habitude. Les comportements d'achat changent - et donc les chiffres d'affaires se déplacent. C'est surtout la vente par correspondance classique qui en a fait les frais ces dernières années. Mais selon Patrick Kessler (président de l'ASG), ce phénomène est presque terminé. Et ensuite ? D'où le commerce en ligne tirera-t-il sa croissance future ? Aujourd'hui, environ 87 pour cent des Suisses utilisent Internet. La plupart d'entre eux le font régulièrement. De nouveau, 88 pour cent des internautes suisses achètent en ligne, et 70 pour cent le font même plusieurs fois par mois. La croissance du chiffre d'affaires ne peut donc être obtenue que par une augmentation des transactions, de la fréquence d'achat ou de la concurrence. L'e-commerce a besoin de nouveaux moteurs de croissance. Il faut partir du principe que la croissance future de l'e-commerce se fera principalement au détriment des commerçants stationnaires qui pensent en termes de canaux, car les consommateurs numériques indigènes de demain sont déjà dans les starting-blocks. Ou comme Patrick Kessler l'a si bien formulé :

Si 2 pour cent de nouveaux consommateurs numériques viennent s'ajouter chaque année et que 2 pour cent de consommateurs "analogiques" disparaissent, il y aura beaucoup de surfaces commerciales libres au cours des cinq prochaines années. Les emplacements A resteront bien sûr très prisés, mais pour les emplacements B ou C, les commerçants sédentaires ne devraient conclure que des baux très courts. Car tout ira vite, plus vite que ne le pensent de nombreux experts ! Les commerçants en ligne sont prêts, le commerce stationnaire aussi ?

Il n'y a pas grand-chose à ajouter. Il est donc vivement recommandé à tous les commerçants stationnaires d'examiner leur intégration cross-canal au niveau stratégique et conceptuel. Et pour tous les autres, le mobile devrait être un thème important pour 2014.Ceux qui souhaitent obtenir plus de détails ou jeter un coup d'œil sur le commerce électronique autrichien peuvent se procurer l'étude complète "E-Commerce-Markt Österreich/Schweiz 2013″ directement auprès du EHI Retail Institute ou à Statista télécharger contre une redevance de 480.---------------------------------* Timo Oelerich est un spécialiste des projets d'e-business, d'e-commerce et de marketing en ligne, avec un accent sur l'augmentation de l'efficacité globale des solutions de vente en ligne grâce à l'optimisation de la conversion en tant que méta-discipline supérieure. Autres thèmes principaux : Direction de projet, analyse web, architecture de l'information, utilisabilité, droit du commerce électronique (CH/UE) et assurance qualité. 

(Visité 13 fois, 1 visite aujourd'hui)

Plus d'articles sur le sujet